A P I C A D E V

Association PICarde des Aveugles et DEficients Visuels

 

 
 
 
 
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 29 décembre 2011

 

 
Le premier bulletin municipal de l'année vient d'être enregistré sur CD, à l'initiative de l'Apicadev. Il s'adresse aux aveugles et malvoyants.

« C'est dans cet état d'esprit que je vous adresse tous mes vœux de santé et de joie pour l'année 2012. Votre maire. Bien amicalement.» Ainsi se termine la lecture de l'éditorial de Bernard Hellal, paru dans la récente édition du Margnotin. La semaine dernière, le maire de Margny-lès-Compiègne s'est prêté à un exercice délicat de lecture pour l'enregistrement sur CD du bulletin municipal d'informations. Une première.

Proposée par Hubert Ossart, le président de l'Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev), l'opération a pour but de rendre accessible aux déficients visuels les supports d'information de la ville de Margny.

Dans cette perspective, l'intégralité du Margnotin sera lue par les lecteurs, bénévoles de l'association. Enregistré, il sera ensuite gravé sur CD. Cette version audio du bulletin municipal sera disponible gratuitement, à partir du 15janvier, en mairie et dans les locaux de l'Apicadev, 17, rue de la Prairie. Par la suite, l'enregistrement sera mis en ligne sur le site internet de la ville (www.mairie-margnylescompiegne.fr). L'initiative devrait être reconduite pour l'ensemble des autres publications de la commune.

Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 23 NOVEMBRE 2011
Un lieu de vie et d’accueil pour les aveugles et malvoyants

L’Association picarde des aveugles et déficients visuels vient d’ouvrir une antenne. Ecoute, aide, information et accueil y sont proposés.

Installée à Margny les Compiègne depuis le 7 novembre, l’Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev) a trouvé son point d’ancrage dans l’Oise.

D’abord présente à Compiègne, dans un lieu peur approprié, l’Apicadev a dû se mettre en quête d’un autre site. C’est le début d’un parcours difficile pour Hubert Ossart, son président, qui se confronte à beaucoup d’indifférence. Il entrevoit enfin une solution auprès du maire de Margny, Bernard Hellal.

« Grâce au maire qui immédiatement été à mon écoute, nous avons pu trouver un deux-pièces assez spacieux pour accueillir nos activités et nous permettre de fonctionner dans de bonnes conditions, en toute autonomie », souligne Hubert Ossart.

Un CD avec la description du réseau de bus

Située rue des Ecoles, l’antenne de l’Apicadev offre aux aveugles et aux malvoyants un lieu d’accueil et de vie, ouvert de 14 à 17 h du lundi au vendredi (le mercredi après-midi étant réservé à une sortie en forêt). Ils peuvent y trouver écoute, aide, information et orientation. Par ailleurs, du matériel informatique et des outils spécifiques adaptés au handicap des adhérents sont mis à leur disposition.

Les activités dispensées sont variées : cours de braille et d’informatique, jeux, ateliers de mosaïque et origami, promenades… Une bibliothèque sonore et des films en audio description sont aussi disponibles.

L’Action de l’Apicadev ne s’arrête pas là. Le président a conçu des CD audio pour la description des trajets et horaires des lignes de bus circulant sur Compiègne et sa région.

« On pourra les trouver vers la mi-janvier auprès de l’ARC (ndlr : Agglomération de la région de Compiègne), à la mairie de Margny et à l’association » indique-t-il.

L’association vit grâce aux cotisations de ses adhérents et avec des subventions et des dons. Mais pour que les « services proposés puissent fonctionner, nous avons toujours plus besoin de personnes motivées, dynamiques et avec du temps libre », note Hubert Ossart.
Article paru dans le Journal
"OISE EBDO", du 9 NOVEMBRE 2011
 
« LES DEFICIENTS VISUELS TROUVENT LEURS REPERE A MARGNY »

Après neuf ans d’existence, l’APICADEV (association picarde des aveugles et déficients visuels) a ouvert une première antenne dans l’Oise, plus précisément à Margny-les Compiègne, le 7 novembre. Deux jours plus tôt, Hubert Ossart, son président, Bernard Hellal, le maire, et Rémi Lemestre, représentant la commune de Compiègne l’ARC (agglomération de la région de Compiègne) et aussi le Lion’s club local, procédaient à l’inauguration du local situé rue des Ecoles.

« Depuis mon arrivée à la tête de l’APICADEV, il y a trois ans, nous avons fait un gros travail avec entre autres la rénovation du siège à Amiens, les actions de sensibilisation dans les écoles et auprès des associations, le partenariat avec l’OPAC afin de mettre en place des logements adaptés aux non voyants ou encore la mise en place d’une bibliothèque sonore. Cette antenne à Margny les Compiègne est une nouvelle étape pour notre association qui lui permet de se rapprocher de ses adhérents », a expliqué Hubert Ossart, malvoyant tout comme son jeune fils Mathys
 

L’APICADEV TIENT A PAYER SON LOYER

« Hubert Ossart est venu vers nous. Nous avons été séduits par son initiative, l’autonomie de l’APICADEV. Il nous a dit qu’il cherchait un local, mais que l’association tenait absolument à s’acquitter de son loyer », a expliqué Bernard Hellal. Et d’ajouter « c’est rare, très rare ! ».

Le local, qui appartient à la commune, fait environ 60 m2 . Constitué de deux pièces, il offre un point d’accueil et une pièce équipée d’outils informatiques adaptés au handicap comme une imprimante en braille ou encore un ordinateur doté de la technologie Tactos. « Pour 2012, nous avons deux gros projets : la lecture en audio des horaires de bus à Compiègne et celui des trains en Picardie », a souligné Hubert Ossart. Une réunion doit d’ailleurs avoir lieu le 14 novembre à ce sujet avec les représentants de la SNCF qui se disent prêts à soutenir cette initiative.

L’APICADEV élargit donc sa présence sur le terrain. Elle est là pour une écoute et une aide administrative. Mais elle est également source de repères à différents niveaux comme avec le soutien psychologique d’un professionnel, des cours de braille et d’informatique, ou encore des sorties allant de la balade pédestre aux voyages ponctuels.
 
Article paru dans le Journal
"LE PARISIEN", du 27 OCTOBRE 2011
Des CD audio pour aider les non-voyants à se déplacer
 
Un habitant de l’agglomération de Compiègne a convaincu une banque de financer son projet de créer des CD audio qui récitent à la demande les horaires de bus et de trains de la région.

Prendre le bus ou le train est un acte du quotidien qui pour certains peut se transformer en véritable chemin de croix. L’Apicadev, l’Association picarde des aveugles et déficients visuels, a décidé de venir en aide aux personnes atteintes de cécité afin qu’elles puissent se déplacer sans peine dans l’agglomération de Compiègne et alentour.

Pour cela, Hubert Ossart, le responsable départemental, a imaginé éditer des CD dans lesquels une lectrice détaille, pour chaque ligne de bus, les horaires des arrêts de Compiègne. Le prototype de la ligne 1 vient d’être réalisé et comporte 71 pistes. « Chaque ligne aura son propre CD que l’on pourra trouver dans les locaux de l’ARC, l’Agglomération de la région de Compiègne, ainsi que dans les centres communaux d’action sociale (CCAS) de chaque ville de l’agglomération. Les sept CD seront disponibles début janvier 2012 et seront gratuits pour les personnes handicapées et les personnes âgées dont la vue est déficiente. »
Le même principe sera appliqué aux trajets en train. L’Apicadev a conclu un partenariat avec la SNCF afin que des CD indiquant les horaires des trains puissent être enregistrés et distribués dans les grandes gares de Picardie. « Ils pourront également être envoyés par courrier au domicile des personnes qui le souhaitent pour éviter un déplacement supplémentaire. Une phase de test débutera réellement en janvier sur la ligne SNCF Compiègne-Amiens. Une cinquantaine de CD seront alors disponibles dans ces gares, mais également à Montdidier, dans la Somme », explique Hubert Ossart. Cela sera ensuite étendu à d’autres lignes. Les trains desservant Saint-Quentin, Paris ou Lille seront aussi concernés.
« Se déplacer est un vrai problème quand on est atteint d’un handicap visuel ou autre, et beaucoup se renferment sur eux-mêmes. Sortir peut être très angoissant. En règle générale, quand un aveugle ou un malvoyant va à un arrêt de bus ou de train, il attend, parfois longtemps, car il ne peut prendre connaissance des horaires. Même s’ils sont affichés, il n’y a pas toujours quelqu’un pour nous renseigner. Ces CD pourront permettre de préparer tranquillement son trajet. Non seulement on est informé mais, en plus, c’est très rassurant. » Ainsi ce dispositif simple, imaginé par l’Apicadev et financé en grande partie par le Crédit mutuel, permettra de compléter les systèmes vocaux déjà mis en place dans les bus de l’agglomération compiégnoise et dans certains trains.

 
 
MARGNY-LÈS-COMPIÈGNE, RUE DE LA PRAIRIE, mardi. Hubert Ossart, responsable de l’Association picarde des aveugles et déficients visuels dans l’Oise, va proposer en 2012 des CD audio d’horaires de bus et de trains pour permettre aux non-voyants notamment de se déplacer plus facilement, dans un premier temps dans l’agglomération compiégnoise
 
Une résidence mixte, une bibliothèque sonore et des ateliers adaptés aux aveugles

L’Apicadev, l’Association picarde des aveugles et déficients visuels, vient de déménager de Compiègne à Margny-lès-Compiègne où elle dispose de locaux exclusifs et plus spacieux. « Nous avions besoin de place car nous recevons souvent des personnes avec leur chien d’aveugle ou équipées de canne blanche », explique Hubert Ossart.

Ce nouveau local sera inauguré dans une semaine, le samedi 5 novembre à 15 heures. En plus d’être à l’initiative de nombreux projets comme une résidence mixte adaptée aux personnes aveugles, l’association dispose d’une bibliothèque sonore avec possibilité d’enregistrer à la demande des livres, des catalogues, ou encore des répertoires. Elle propose également des ateliers mosaïque, origami, des initiations au braille, à l’informatique adaptée, des aides pour régler des problèmes administratifs ou encore un soutien psychologique.

APICADEV, rue de la Prairie (derrière la police municipale) à Margny-lès-Compiègne, au 03.44.90.11.23 ou par mail à apicadev60@orange.fr.
 
Article paru dans le Journal
"L'UNION Champagne Ardenne", du 25 mai 2011
 
Frédéric Lambert ne voit quasiment pas et "mène une vie normale"
Son poste de travail est adapté à son handicap.

 

LAON (Aisne) Etre aveugle, ou presque, et mener une vie normale : c'est possible assure Frédéric Lambert qui milite au sein d'une association pour aveugles et déficients visuels.
QUARANTE ans que Frédéric Lambert n'y voit plus. Cela ne l'empêche pas de vivre et de travailler, comme tout le monde. Peut-être même lui avez-vous déjà parlé, sans vous rendre compte de quoi que ce soit. Il travaille depuis 1980 à l'accueil d'une administration. Seul détail qui aurait pu vous mettre la puce à l'oreille : les phrases affichées sur son écran d'ordinateur sont démesurément grandes, c'est tout.
« Je ne parle pas de handicap car je trouve que ce terme met tout de suite une barrière. Je serais presque tenté de dire que cette déficience visuelle est un avantage. J'aborde les gens de manière très naturelle car il me faut un moment pour savoir à qui je m'adresse. Je me souviens d'avoir eu le préfet devant moi et lui dire simplement « bonjour monsieur », sans plus de cérémonie et je n'ai su qu'après de qui il s'agissait. Pareil cette fois où je me suis assis à la première table libre à la cantine. Face à moi, il y avait notre grand chef », raconte, sourire aux lèvres, Frédéric Lambert qui n'est pas totalement aveugle même si sa vision est très limitée. « Je vois un rideau flou de petits points brillants. Un jour, un médecin m'a dit que je voyais sans décodeur : c'est assez bien résumé ! ».

Apprendre le braille à l'école

Celui qui vient de fêter ses cinquante ans n'a pas toujours été déficient visuel. À l'âge de quatre mois, il a eu une méningite. On lui a posé une valve pour évacuer le trop-plein de liquide céphalorachidien. Quand il a eu dix ans, on la lui a enlevée, pensant qu'il n'en avait plus besoin. Le liquide a alors fait pression sur le nerf optique et l'a gravement endommagé, au point qu'il est resté aveugle pendant un an, avant une légère rémission.
« J'ai oublié ce que c'était de voir, j'ai dû m'adapter et par exemple apprendre à lire le braille. D'ailleurs, je trouve qu'on devrait y être initié à l'école, de même qu'au langage des signes. Cela peut arriver à tout le monde de perdre la vue du jour au lendemain et avoir quelques notions de braille, ça aide, plutôt que de repartir à zéro, c'est un traumatisme en moins », explique Frédéric Lambert qui vient d'être nommé correspondant axonais de l'Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev).

Cours de locomotion

Les bénévoles de l'Apicadev apportent leur aide aux personnes aveugles et malvoyantes, en organisant des sorties ou proposant des cours de braille mais aussi de locomotion, pour leur apprendre à se déplacer en ville. « On échange aussi nos astuces pour nous faciliter la vie, pour faire les courses notamment. Il est important de savoir que l'on n'est pas seul dans cette situation », insiste Frédéric Lambert qui dit à qui veut l'entendre qu'il mène une vie normale, a déjà fait de l'ULM, du char à voile, et fait travailler son imagination quand il va au cinéma ou visite Laon qu'il voit comme une ville « petite mais jolie et fleurie ».

Pour contacter Frédéric Lambert, tel. 03.23.23.29.53.
 
 
Article paru dans le Journal
"LE PARISIEN", du 26 AVRIL 2011
 

Une formation pour mieux comprendre les aveugles

 
Comme le système d'informations sonores et visuelles fonctionne de façon irrégulière dans les bus du Compiégnois, Hubert Ossart, le président de l'APICADEV (association picarde des aveugles et déficients visuels) a proposé à la société Acary une formation pour mieux comprendre ce handicap. Ainsi, la moitié des chauffeurs de bus ont pu appréhender ce qu'était le quotidien d'une personne non-voyante. «On ne donne pas une leçon de morale, mais on explique comment se comporter avec une personne handicapée», précise Hubert Ossart, lui même malvoyant. « J'encourage les chauffeur a prendre les devants et demander à l'aveugle qui monte dans son bus s'il a besoin d'aide, s'il sait où aller. Quand on est en situation de handicap, on ne va pas spontanément vers les autres.» Compiègne est, en effet, une ville où se situent deux associations d'aide aux aveugles et malvoyants. Ils sont donc nombreux à y vivre et a s'y déplacer. «On commence à les connaître», explique un chauffeur. «Quand on les voient, on leur parle, mais cette formation nous amène un plus. Maintenant, on sait comment ils vivent et ce dont ils ont besoin."
 
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 26 MARS 2011
 
ENVIRONNEMENT Voir le Marquenterre avec les mains
Le Parc du Marquenterre va s'équiper d'une maquette de son site d'ici le mois de juin. À l'échelle 1/500e, cet outil pédagogique permettra aux non-voyants d'apprécier le site.
Une idée plutôt originale et prometteuse... D'ici le pic de la saison touristique estivale, le Parc du Marquenterre sera doté d'une maquette de son site naturel à l'échelle 1/500e.
Pourquoi une telle démarche? Il faut dire qu'il est assez difficile de se situer dans les 200 hectares que compte le parc. Mais aussi de localiser le site dans la baie de Somme qui, elle, couvre une superficie de 7000 hectares... Aussi, deux maquettes distinctes, une de la baie et une seconde du Parc seront présentées en juin, à tous les publics.
 
Le parc ornithologique du Marquenterre, à Saint-Quentin-en-Tourmont (Somme), sera bientôt équipé de deux cartes en relief et en braille, afin de rendre la visite du site plus accessible encore aux déficients visuels.
Les deux maquettes, l'une du parc, l'autre de la baie, ont été testées samedi par Brigitte Urbain-Ossart, une non-voyante. L'enjeu était de mesurer l'efficacité de ces cartes, sur lesquelles les matériaux multiples doivent permettre aux visiteurs en situation de handicap de repérer l'eau, le sable, les zones boisées, etc.
À terme, les maquettes seront à disposition des visiteurs, et aussi des guides, afin que ces derniers disposent d'outils adaptés à ce public spécifique. Pour mener à bien le projet, l'équipe du parc s'est notamment appuyée sur l'Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev). Les cartes devraient être disponibles au mois de juin.
 
En relief et en braille
 
Des dispositifs qui se révèlent aussi pratiques, surtout pour les non-voyants. Ces supports étant prévus en relief et avec des inscriptions en braille. «C'est en quelque sorte l'aboutissement de 20années de réflexion avec la prise de conscience du handicap », confie Philippe Caruette, ornithologue au Parc du Marquenterre.
Ainsi, samedi après-midi, la seconde ébauche de cet ouvrage était présentée par Sébastien Desanlis, le directeur, et Nathanaël Herrmann, guide, afin de finaliser et de valider la version définitive. Pour cela, ils avaient fait appel à l'Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev) d'Amiens et à Brigitte Urbain-Ossart, non-voyante.
En effet, une première maquette présentera la baie et ses différents terrains (cordon dunaire, estran, prairies, forêts diverses, etc) et la situation du parc.
La seconde sera dédiée au Marquenterre proprement dit, avec ses différents reliefs, du niveau d'eau, aux postes d'observation, en passant par les sentiers. Et comme il est très difficile de donner du relief, il était nécessaire pour les responsables du site de travailler sur le côté tactile de ces supports mais aussi sur la texture des composants.
Aussi, Brigitte Urbain-Ossart avait pour mission de reconnaître dessus, et du bout des doigts, les mares, les buissons, le sable, les postes d'observation... afin de se repérer et de vivre pleinement sa visite. Les inscriptions en braille étaient également soumises à son appréciation.

Cet outil sera exposé et mis à la disposition des visiteurs. Il pourra également être utilisé par les guides lors de visites. Et devrait ainsi permettre à tout amoureux de la nature de se situer, avec une vue d'ensemble sur de la baie de Somme.

 
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 26 MARS 2011
PÉRONNE À l'aveugle dans l'Historial, tous les sens sont en éveil
Alain Carlier et Gary Roy,
de l'Association picarde des déficients visuels,
ont pu toucher des objets du musée. Ici, un obus shrapnel et une mandoline.
Inoubliable expérience que celle qui consiste à arpenter le musée les yeux bandés. Privé de la vue, on ressent les choses encore plus fort.
Aveugle, le temps d'une visite. Ce n'est pas un jeu, c'est une expérience que vous n'êtes pas près d'oublier. Un bandeau sur les yeux, une canne blanche à la main, confiez vos pas à un quasi inconnu, qui n'a jamais aussi bien porté le nom de guide. Aujourd'hui, l'Historial de Péronne propose d'arpenter les salles d'une façon originale. Sans rien voir.
Un peu d'appréhension ? C'est normal. Tous vos repères changent et votre main qui agrippe l'épaule rassurante a bien du mal à plonger dans le vide pour tâter les piliers, les vitrines, les cartes, les maquettes en relief et les objets. Casques anglais, allemand ou français, on sent du bout des doigts les différences de conception, de poids, de maniabilité. Sols en bois ou en dalles, pénombre ou puits de lumière, vous «montez » vers la guerre ou « descendez » au cœur du conflit, en passant par une foule de sensations : oppression, soulagement, froid, chaleur...
Privé de la vue, votre corps tente de décrypter ce qui vous entoure et s'en remet à ses mains. On finit par lâcher l'épaule protectrice et on s'attarde longuement sur les aspérités de la reproduction des tranchées. La casemate, les caillebotis, la terre défoncée. On n'a plus l'idée de l'échelle, mais on est happé...
Une grosse demi-heure s'est écoulée comme un battement de cil. Petit moment de vertige quand la lumière vous éblouit. Plusieurs minutes - au moins - sont nécessaires pour retrouver ses réflexes de voyant.
Ce circuit, des représentants de l'Association picarde des déficients visuels sont venus le tester hier. Gary Roy et Alain Carlier, malvoyants, ont apprécié la visite en particulier et la démarche du Musée de la Grande Guerre en général. «Notre but est de rendre la culture et les loisirs accessibles à tous », soulignent-ils, promettant même d'offrir une vraie canne d'aveugle à l'Historial (elle comporte une roulette à son extrémité). Gary Roy, qui a prêté son épaule à la journaliste, se réjouit : «Quand vous entrez dans notre peau, vous comprenez mieux ce que nous vivons. Et à quel point ces sorties nous font du bien. »
De leur côté, Christine Michalski, guide interprète, et Yves Bonel, guide accompagnateur, sont heureux, émus même, de conduire ces visites hors du commun. Ils ont conçu ce parcours et adaptent leurs commentaires à leur auditoire, soucieux de ne former que des petits groupes, afin de répondre au mieux aux questions. Un document en braille est disponible en deux exemplaires, rédigé avec une spécialiste, Florence Gonçalves. Il permet de présenter le musée, des cartes en relief et certains objets ou véhicules. Les deux professionnels aimeraient aussi apprendre la langue des signes. L'Historial poursuit, en tout cas, ses efforts en matière d'accueil des touristes handicapés.
 
Article paru dans le Journal
"LE PARISIEN", du 8 février 2011
 
 
UN PROJET DE LOGEMENTS ADAPTES AUX AVEUGLES

 

Un logement adapté dans une résidence où personnes valides et handicapées se côtoieraient, c’est le rêve d’Hubert OSSART.
Et il est tenace. Le président de l’APICADEV, Association Picarde des Aveugles et Déficients Visuels, veut que son rêve devienne réalité. Il souhaite que les malvoyants et les aveugles aient une réelle place dans la société.
Une table ronde vient d’être organisée à la permanence de l’association à Margny les Compiègne. Des représentants de l’OPAC ont lancé la réflexion, côté bailleur social, sur un projet qui pourrait voir le jour à Compiègne, dans le futur quartier du camp des Sablons (l’ancien site militaire du 25e RGA).
Rien n’est encore fait, certes. Il faut d’abord poser les bases, rédiger un cahier des charges, signer une convention. La résidence s’intégrerait dans le dispositif de l’Annu, l’Agence nationale de rénovation urbaine qui permet de détruire d’anciens logements sociaux pour en rebâtir de neufs, aux normes très strictes.
« Nous pourrions concevoir que les personnes recommandées par l’APICADEV puissent habiter six logements, au départ, sur les vingt-cinq de l’immeuble. Le bâtiment serait labellisé Habitat senior service. Les aménagements imposés par ce label permettent de préserver l’autonomie des personnes à mobilité réduite. Il serait donc possible d’incorporer des spécificités pour les déficients visuels », indique Jean DIAZ ARBELAEZ, directeur du développement social de l’OPAC.
Il reste que l’APICADEV doit de son côté s’engager à trouver des volontaires sérieux pour tenter l’expérience, qui répondent au critère de revenus du bailleur social. « Nous avons déjà des contacts et en cherchons encore »reprend Hubert OSSART qui fourmille d’idées, à l’image de sa collaboratrice Brigitte URBAIN, déléguée départementale. « Un appartement de ce type doit être très éclairé, jouer avec des contrastes de couleurs, des repères tactiles des sols sans obstacles… ».
Rémi LEMAISTRE, conseilleur municipal aux personnes handicapées, est sûr que cette résidence répondra à un besoin. « J’en suis persuadé. Les handicapés ont du mal à se loger. Il faudrait même étendre ces logements à d’autres types de handicaps. Nous attendons avec impatience le bouclage du projet. Aujourd’hui, des aides peuvent être attribuées pour équiper les appartements, mais les parties communes ne sont jamais adaptées. Là, ce sera le cas ».
En mars, le groupe d’études se donnera rendez-vous dans un appartement adapté aux personnes handicapées de Beauvais pour juger sur place des aménagements à réaliser pour le projet de Compiègne.
 
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 6 février 2011
Solidarité avec les malvoyants
 
 
Hier au club house du golf de Compiègne le Lions Club de Compiègne Royal-Lieu a remis du matériel destiné à deux associations de malvoyants.
 
Un ordinateur accompagné d'un logiciel de synthèse vocale a été offert à l'association APICADEV, présidée par Hubert OSSART,
et trois loupes électroniques ont été remises à l'association DMLA présidée par Janine DALGREN. "Ces matériels représentent une valeur globale de 4000€ et ils contribueront à faciliter la vie au quotidien des malvoyants", explique Frédéric TILLY, le président du Lions Club Royal-Lieu "Nous avons utilisé le bénéfice de nos deux opérations du printemps 2010, à savoir le loto et la buvette du concours hippique"
 
En 2009 et 2010 le Lions Club a versé 17000€ au centre d'accueil de jour Halte-Répit, qui reçoit des malades d'Alzheimer.
 
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 16 NOVEMBRE 2010
 
 
L'association Valentin Haüy (AVH) et l'association pour les déficients visuels (APICADEV) dont les objectifs et les adhérents sont les mêmes, ont choisi de travailler désormais main dans la main et de mener des actions communes pour venir en aide aux déficients visuels.
"le fait d'être ensemble lors des réunions organisés autour des thèmes du handicap, de la mobilité et de l'accessibilité nous permettra d'être plus crédibles et d'avoir plus de poids face aux institutions" justifie Stanislas Sumny, président de l'AVH.
Si les deux structures entendent bien garder chacune leur identité et leurs activités, elles vont s'atteler à organiser des choses en commun, et à mutualiser leurs moyens. "L'AVH possède un local spacieux et beaucoup de matériel, autant que tout le monde y est accès", poursuit Stan Sumny.
Hubert Ossart, président de l'APICADEV, a déjà symboliquement pris une adhésion à l'AVH. "l'important pour nous est d'apporter une aide concrète aux personnes ayant un handicap visuel et pour ce faire, on n'est jamais trop nombreux. On sera plus utiles ensemble"
Et pour mieux concrétiser ce partenariat, l'APICADEV invite ses adhérents ainsi que ceux de l'AVH à participer à un voyage en Bretagne, à Trégunc-Finistére, du 24 Avril au 1er Mai 2011.

Renseignements et inscriptions auprès de l'APICADEV : 2, rue Florimond Leroux à Amiens, tél: 03.22.92.52.31.
Ou AVH : 354, Bld Beauvillé à Amiens, tél: 03.22.92.25.29.
 
 
 
Article paru dans le Journal
"Compiegne notre ville", du mois de novembre 2010
L’APICADEV recherche des bénévoles
L’APICADEV, association qui a pour objetl’aide et l’entraide aux personnes aveugles et aux personnes malvoyantes, crée sa bibliothèque sonore et recherche des lecteurs ou lectrices pour cet atelier.
L’association propose également une écoute et une aide administrative, des cours de braille et d’informatique, la transcription de textes en braille, le prêt de matériels adaptés, une aide scolaire pour les enfants ayant  des problèmes visuels ainsi que des sorties, pédestres et un voyage annuel.
Pour que tous les services proposés à ses adhérents puissent fonctionner, l’association a besoin de personnes qui ont un peu de temps libre. Aussi n’hésitez pas à contacter l’association au 03 22 92 52 31
ou par mail :président-apicadev@orange.fr
L’association tient des permanences tous
les jeudis de 9h à 12h au local du Puy
d’Orléans, 1 rue du Général Weygand à
Compiègne.
 
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 28 SEPTEMBRE 2010
 
AMIENS L'APICADEV met tout en œuvre pour faciliter
la vie des aveugles et malvoyants
Le site www.apicadev.fr réunit toutes les informations utiles de l'association.
« Écouter, aider, informer, et orienter ». Hubert Ossart résume en quatre mots les intentions de l'association dont il a repris les rênes depuis un an. L'Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev) a rénové ses locaux amiénois, construit une antenne à Compiègne (Oise) et, désormais, compte bien faire connaître au plus grand nombre ses activités.
Et elles sont nombreuses. « Nous avons mis en place un cyber espace destiné aux adhérents », détaille Hubert Ossart. Les 72 adhérents de l'association peuvent ainsi bénéficier d'un ordinateur muni d'un système de synthèse vocale. C'est une voix synthétique qui sort des enceintes de l'ordinateur et dit haut et fort toutes les manipulations effectuées sur l'engin.
Par exemple, tapez sur une touche du clavier et aussitôt la voix retentira : « B-O-N-J-O-U-R », s'amuse à écrire le président de l'association afin de démontrer l'efficacité du système. « Une fois le texte terminé, l'ordinateur peut également relire l'ensemble de la page », explique-t-il. Un matériel qui coûte près de 1 500 € dans le commerce.
De l'aide scolaire pour les enfants
Mais ce n'est pas tout. Le cyber espace de l'Apicadev est muni d'une imprimante qui écrit en braille, le système d'écriture tactile mis au point il y a plus de 150 ans. « Il y a de moins en moins de non voyants qui savent lire le braille », indique Hubert Ossart. Pour les jeunes générations, ce sont les supports CD ou DVD qui sont les plus prisés.
Il est en effet bien plus facile de « lire » un livre en l'écoutant plutôt que de devoir le déchiffrer à partir de l'écriture braille. Seuls 10 % des aveugles utiliseraient encore ce système.
Afin de trouver les financements nécessaires à son existence, l'association propose néanmoins aux restaurants qui le désirent de créer des cartes en braille. Et pour seulement 10 €. Une petite manne financière qui s'ajoute à celles récoltées lors de brocantes et des marchés de Noël et qui s'avère nécessaire face « à la baisse constante des subventions ».
L'Apicadev propose en outre une aide scolaire pour les enfants ayant des problèmes visuels, des prêts de matériels ainsi que du soutien psychologique.
FABIEN DORÉMUS
Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev). Adresse : 2, rue Florimont-Leroux 80 000 Amiens. Tél. : 03 22 92 52 31. Site internet : www.apicadev.fr
Article paru dans le Journal
"LE PARISIEN", du 22 juillet 2010
 
UN PROJET DE RESIDENCE POUR LES DEFICIENTS VISUELS
Une résidence mixte avec une moitié de personnes voyantes
 
L’APICADEV, Association picarde des aveugles et déficients visuels, fraîchement installée à Compiègne, cumule les projets. Après des partenariats avec l’université de technologie de la ville, la réalisation de menus en braille pour les restaurants, une nouvelle idée vient de germer. « Nous souhaiterions faire réaliser une résidence pour les personnes malvoyantes et aveugles ici à Compiègne. Une résidence a déjà été construite à Salouël, dans la Somme, en 2002. Elle serait un modèle pour nous », confie Hubert Ossart le président de l’association.

 

Les contacts ont déjà été pris avec l’Opac et l’office HLM est sensible au problème. « Mais avant, nous devons mener notre enquête pour savoir qui serait intéressé pour habiter dans cette résidence. Elle sera ouverte à tous, cela va de soi. Pas uniquement aux membres de notre association », précise Brigitte Urbain, responsable pour le secteur de l’Oise.

 

La résidence les Aubrétias à Salouël est mixte. L’APICADEV ne veut pas ghettoïser les déficients visuels. Sur les trente deux appartements, quinze sont occupées par des malvoyants et des aveugles. Privés de la vue, ils sont par la même privés de leur indépendance. « Beaucoup vivent avec leurs parents, alors qu’ils sont adultes, ou avec un conjoint qui n’a pas ce handicap. Cette résidence est une alternative au foyer et à la dépendance familiale. Tout sera adapté », assure Hubert Ossart. Les parties communes seront accessibles et jalonnées de bornes podotactiles, de rampes, d’interrupteurs à détecteur de présence pour éviter que la lumière ne reste allumée ou encore d’ascenseurs parlants. « Pour les malvoyants, il est important de faire rentrer la lumière », reprend le président. « Il est important qu’il y ait de grandes portes-fenêtres dans les appartements et surtout aucun obstacle, pas de marche. Les abords de la résidence feront eux aussi l’objet de cette réflexion avec des trottoirs plats ». Mais pour que ce rêve devienne réalité, l’APICADEV doit ficeler son dossier, trouver des personnes intéressées et des mécènes.

 

« Cela a été possible dans la Somme, pourquoi pas à Compiègne ? Nous sommes persuadés que ce projet verra le jour, d’autant que la mairie fait déjà beaucoup pour les personnes handicapées, elle a équipé ses bus d’annonces par exemple. De plus, des quartiers sortiront de terre, nous pourrions  avoir notre place ».
Si vous êtes intéressé par cette résidence,
veuillez prendre contact au 03 44 09 15 98 
ou par mail : president-apicadev@orange.fr
 
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD de la somme", du 28 mAI 2010
 
Pour aller boire un verre Quai Bélu «  c’est comme Paris-Roubaix »
 
« L’objectif est qu’en 2015, l’ensemble des bâtiments soit accessible aux personnes handicapées. Il y a encore beaucoup de travail dans ce domaine. »
Présent, hier place René Goblet, à l’occasion de cette Journée territoriale de l’accessibilité, Franck-Philippe Georgin est bien conscient du chemin qu’il reste à parcourir.
D’ailleurs, sur le lieu de rendez-vous, en plein cœur de la ville, il cite en exemple l’absence de toilettes accessibles. « Les plus proches se trouvent au Mac Donald’s. Sinon, les bars du secteur ne sont pas accessibles.»
Une femme en fauteuil roulant le rejoint : « Et pour venir se garer ici, c’est infernal. Pour quelqu’un à mobilité réduite qui conduit, les places de stationnement sont trop réduites et il ne peut pas sortir aisément du véhicule. »
Une autre dame, membre de l’Association des Paralysés de France regrette que certains commerces disposent encore de marches hautes de 35 cm. « Quand on voit ça, on bouillonne ». Elle ne manque pas d’humour quand elle évoque les rues pavées. « Dans le nord de la France, il y a des pavés un peu partout. Si je veux boire un verre au quai Bélu, j’ai l’impression de faire le Paris-Roubaix. »
Deux associations de non voyants et malvoyants (l’APICADEV et Valentin-Haüy) étaient également représentées. « Pour nous, c’est compliqué dans toutes les villes, même s’il y a eu des progrès », estime Hubert Ossart, président de l’APICADEV. Amiens ne fait pas exception. Il montre un monument place René-Goblet avec des escaliers sans aucune rambarde, des piquets au beau milieu de la voie piétonne. Il a également adressé, voilà quinze jours, un courrier au maire Gilles Demailly pour lui demander de remédier aux nombreux obstacles et les rigoles place Gambetta. « Même pour quelqu’un qui voit correctement, c’est dangereux », poursuit-il. Précisant enfin que cette journée de l’accessibilité est une bonne initiative, « mais c’est surtout tous les jours qu’il faut agir ».
 
Article paru dans le Journal
"LE PARISIEN", du 22 mAI 2010
 
L’ORDINATEUR ADAPTE AUX AVEUGLES SE CONCRETISE
 
« C’est dingue ! J’arrive à imaginer une forme sur l’écran de l’ordinateur ! ». Linda est aveugle et a expérimenté hier un tout nouvel outil informatique développé et conçu par des chercheurs de l’UTC, université de technologie de Compiègne. Charles LENAY, enseignant-chercheur, développe avec son équipe d’ingénieurs un procédé permettant aux aveugles de pouvoir naviguer sur leur écran d’ordinateur par le toucher. Afin de connaître les besoins liés au handicap, les scientifiques travaillent avec l’APICADEV de l’Oise, association picarde des aveugles et déficients visuels. Ensemble, ils comptent bien développer ce programme innovant. Ce système se compose de trois éléments : un ordinateur équipé du logiciel Tactos, une tablette graphique avec un stylet et une souris avec des picots en braille qui se soulèvent quand le curseur trouve forme sur l’écran.
« Sur le boîtier il y a aussi un écran tactile. Des stimuli me guident pour distinguer les formes. Couplé avec une synthèse vocale, c’est pratique ». Linda, membre de l’APICADEV tâtonne encore mais a hâte de pouvoir s’entraîner sur des applications qui pourraient l’aider dans son quotidien et la divertir.
« Un industriel s’intéresse à notre projet, souligne Charles LENAY. Si nous concrétisons le partenariat nous pourrons développer des jeux vidéo ou encore un tout petit ordinateur portable tactile relié à Internet qui pourrait aider la personne malvoyante à lire un plan de ville, une carte des bus ou du métro… Le conseil régional finance nos recherches. Ca nous aide car nous voulons développer un portail Internet tactile pour que tous les aveugles puissent communiquer sans être dépendants des autres ». L’APICADEV s’engage à tester toutes les avancées technologiques à ses membres.

COMPIEGNE, CENTRE PIERRE-GUILLAUMAT – Linda est entourée de Charles LENAY et de l’un des concepteurs d’un système informatique qui permet aux aveugles d’explorer l’écran d’ordinateur par le toucher.
 
Article paru dans le Journal
"LE PARISIEN", du 13 mAI 2010
 
Des menus adaptés en braille ou en gros caractères. L’idée lui est venue naturellement de la gêne qu’il éprouvait à chaque fois qu’il allait au restaurant. Hubert OSSART n’osait plus faire répéter le serveur parce qu’il ne réussissait pas à lire menu. Malvoyant lui-même, ce Compiégnois a récemment créé une association avec sa compagne, devenue, elle aveugle à la suite d’une maladie. « J’appréhendais au moment de la commande dans les restaurants. Je peux distinguer les caractères classiques, mais la personnalisation des menus, souvent colorés me pose des problèmes. Impossible pour moi, par exemple, de déchiffrer un texte orange sur fond jaune ». Hubert OSSART a donc exploité un logiciel spécial associé à une imprimante en braille et propose à travers l’Apicadev (Association picarde des aveugles et déficients visuels) des menus en braille et en gros caractères qu’il propose aux professionnels pour 20 € les deux menus, qu’ils fassent trois pages ou une seule.
Les bénéfices permettront de faire vivre l’association. « Pour acheter des machines à lire et bien d’autres matériels pour faciliter la vie de nos adhérents, car ces produits sont rares et chers ». L’APICADEV ne s’arrête pas là. Elle se lance aussi dans la transcription en braille ou en gros caractères de plaquettes touristiques et autres dépliants.
Adaptation à l’accueil des handicapés
« Pour l’instant, nous rencontrons les restaurateurs, souvent dubitatifs. Pourtant, notre idée ne concerne pas que les personnes souffrant d’un handicap. Beaucoup de personnes âgées voient mal, n’osent pas le dire, et ces menus leur seraient utiles. Et puis, une loi va bientôt contraindre les établissements recevant du public à s’adapter à l’accueil des handicapés », affirme Hubert OSSART, qui sait de quoi il parle : en plus de ses activités associatives, il est membre de la Commission nationale tourisme et handicap, qui délivre des labels aux hôtels et aux restaurants ou encore aux salles de spectacle.

COMPIEGNE. Hubert Ossart, président d’une association d’aide aux aveugles et malvoyants, fabrique et propose des menus en braille et en gros caractères.
Renseignements : 03 44 09 15 98 ou www. apicadev.fr
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 11 mAI 2010
 

Quatre murs ont suffi pour faire naître beaucoup d’espoir chez l’Association Picarde des Aveugles et Déficients Visuels (APICADEV). Elle dispose dorénavant d’un vrai local pouvant accueillir le public, 2 rue Florimond Leroux. Cours de braille et d’informatique sont proposés alors qu’une bibliothèque sonore est en projet, « Auparavant, nous avions simplement un local de stockage. Maintenant, nous pouvons offrir un lieu accueillant », se réjouit Hubert OSSART, président de l’APICADEV, qui réunit soixante et onze adhérents.

Pourtant, celui-ci sait aussi que la tache est dure « en matière d’accessibilité et d’aide à la personne, nous avons beaucoup à faire. Toutes les actions sont bonnes. « Dans cette optique le président a décidé de tisser des liens avec l’AVH, Association Valentin-Haüy qui œuvre également pour les déficients visuels et aveugles. « Nous voulons que nos deux associations travaillent ensemble », ont souligné Hubert OSSART et Stanislas SMUMNY, président de l’AVH.

La rénovation du nouveau local ainsi que l’achat de matériel coûtera 1500€ à l’APICADEV. Olivier Jardé, député de la Somme, présent à cette inauguration, a invité l’Association à lui envoyer un devis des travaux. Il s’est engagé à couvrir 50% de la note avec sa réserve parlementaire.

Parmi les services proposés, l’association tient des permanences les lundis et jeudis, (aide administrative) et les mercredis (informatique), de 14 heures à 17 heures. Enfin l’APICADEV travaille à la mise de carte de restaurant accessible aux aveugles et déficients visuels, avec des menus écrits en plus gros caractères et en braille

Lors de l’inauguration du nouveau local de l’APICADEV le 10 mai 2010, avec Hubert Ossart son président et Olivier Jardé Député de la SOMME

 
Article paru dans le Journal
"LE PARISIEN", du 26 mars 2010
 
 
Au côté de Bonzai, chien d’aveugle, Brigitte Urbain, responsable de l’antenne départementale et Hubert Ossart, président régional de l’Apicadev, veulent aider les malvoyants et les aveugles dans leur vie quotidienne.

ILS VEULENT AIDER LES AVEUGLES A MIEUX VIVRE

Une nouvelle association vient de prendre ses marques à Compiègne. L’Apicadev, l’Association picarde des aveugles et déficients visuels, a ouvert une antenne il y a un mois. « Nous existons depuis huit ans, mais surtout dans la Somme. Il était important pour nous de nous redéployer dans le département de l’Oise », assure Hubert Ossart, président de l’Apicadev. Sa compagne, Brigitte Urbain, est responsable de l’antenne départementale. « Compiègne fait des efforts pour améliorer le quotidien des aveugles et des malvoyants, si nous pouvons apporter notre concours pour que ces actions se multiplient, nous sommes partants ». Seulement, cette nouvelle venue risque de faire concurrence au Fil d’Ariane, présent dans la cité impériale depuis de nombreuses années. « Pas du tout, assure Hubert Ossart. Nous proposons des activités différentes, comme des ateliers de loisirs, créatifs, par exemple. En fait nous sommes complémentaires ».

Pour se faire une place, l’Apicadev a décidé de participer à la vie compiégnoise. « Le but n’est pas de rester entre nous. En plus des permanences que nous organisons, nous avons de nombreux projets. Par exemple, nous allons tenir un stand lors de la brocante des Capucins, en juin »., ajoute Brigitte qui, atteinte d’une maladie héréditaire, a définitivement perdu la vue voilà un an.

« Nous devons être visibles. Nous sommes comme tout le monde, nous n’allons pas nous cacher », affirme-t-elle. Alors pour faire partie de la vie de la cité, les membres de l’association développent des partenariats, avec la municipalité pour l’instant. « Nous sommes en train de créer une bibliothèque sonore, elle devrait être installée à la bibliothèque Saint Corneille.

L’Association s’implante dans l’Oise, elle recherche des bénévoles pour ses ateliers lectures

« Dans ce domaine, il y a surtout les grands classiques et les tarifs démarrent à une vingtaine d’euros à l’achat. Nous voulons amener des livres pour enfants, des livres contemporains, des romans pour se distraire. Pas que du Balzac ou du Flaubert », nuance Hubert Ossart, qui est à la recherche de bénévoles pour les ateliers et surtout pour la lecture. N’importe qui peut le faire. L’association fournit le logiciel, le micro et les CD. Il n’y a plus qu’à se lancer. L’Apicadev compte 72 adhérents dans la région et aujourd’hui seulement 14 dans l’Oise.

Des menus en braille pour les restaurants

Comme tout le monde, un aveugle ou un malvoyant se rend au restaurant. Mais avant de déguster son plat, encore faut-il savoir ce que le chef propose. Hubert Ossrot est malvoyant et a été confronté à cette situation de multiples fois. « C’est écrit petit, il y a plein de couleurs, des dessins. Nous ne voyons rien, mais les personnes âgées aussi ont du mal à lire ». Le président de l’Apicadev, également membre d’une commission qui attribue le label Tourisme Handicap, a décidé d’agir. « Pour le prix de notre cotisation annuelle, 20 €, les restaurateurs peuvent nous commander des menus en braille mais aussi écrit en gros caractères. Il n’est pas nécessaire d’avoir un label précis pour avoir ces menus. Avec ce menu adapté, nous restons indépendants, et cela évite de faire répéter le serveur indéfiniment ».

 
 
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 9 mars 2010
 
 
 

L’Association Picarde des Aveugles et Déficients Visuels (APICADEV), fondée à Amiens en 2002, s’implante à Compiègne. Sa devise « plus proches, plus humains, plus utiles », en dit long sur sa philosophie.

« Nous souhaitons aider les mal voyants, les représenter et les défendre, et d’une manière général améliorer leur sort, notamment par l’utilisation des lois existantes ou à venir » explique son président Hubert OSSART.

De nombreuses services sont ainsi proposés aux 70 adhérents picards : gazette bimensuelle recensant sorties, voyages, et activités, cours de braille et d’informatique, transcription de texte en braille, bibliothèque sonore, aide scolaire pour les enfants ayant des problèmes visuels, participation aux commissions d’accessibilité dans les villes.

Une antenne ouvre au Centre Communal d’Action Social (CCAS) de Margny les Compiègne avec une permanence assurée de 14h à 17h, tous les vendredis. Des locaux devraient également leur être attribués prochainement par la mairie de Compiègne.

Brigitte URBAIN responsable locale, : « j’ai de grands projets et notamment l’ouverture d’une bibliothèque sonore dédiée aux enfants mal voyants ou pas, et ce affin de faciliter la communication et le dialogue entre ces deux mondes. Nous prévoyons également de contacter d’autres Associations afin de créer des événements communs (sorties pédestres, handisport…). L’intégration des mal voyants, enfants et adultes, est très importantes car nous ne voulons pas être stigmatisés.»rtaines bornes routières…

 
Article paru dans le Journal
"Compiègne notre ville", du mois de Janvier
 
Venir en aide aux personnes aveugles et mal voyantes
 
"L'association l'APICADEV (Association Picarde des Aveugles et Déficients Visuels) à pour objet l'aide et l'entraide aux personnes aveugles et mal voyantes, la représentation et la défense de leurs intérêts moraux, matériels, et d'une manière générale, l'amélioration de leurs sort, notamment par l'utilisation des lois existantes ou à venir" souligne le président de l'Association Hubert OSSART.
Ayant actuellement son siège à Amiens, l'association devrait s'implanter prochainement dans l'Oise et notamment à Compiègne.
N'hésitez pas à contacter la correspondante de l'Association Brigitte URBAIN au 03 44 09 15 98 ou par E-mail : president-apicadev@hotmail.fr, son site internet www.apicadev.fr
 
 
Article paru dans le Journal
"oise ebdo", du 7 Janvier 2010
 
 
L'APICADEV organise une Galette des Rois, le dimanche 10 janvierà 14h30 à la Maison de l'Europe. Les Adhérents, de cette association basés à Amiens, mais qui souhaite créer une antenne dans la Cité Impériale, et les personnes concernées ou touchées par la maladie sont les bienvenues.
Renseignement au 03 44 09 15 98 ou www.apicadev.fr
 
 
Article paru dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du 12 Janvier 2010
 
 
Dimanche, l'Association Picarde des Aveugles et déficients Visuels (APICADEV) a organisé sa première galette des rois, à la Maison de l'Europe. La chorale des Picantins a animé cet après midi festif.
L'Association, comprend déjà une vingtaine d'adhérents dans l'Oise. "Nous nous réunissons à mon domicile faute de salle. Nous n'en avons pas encore trouvé"
L'Association a pour but d'aider les personnes aveugles et malvoyantes. Elle propose notamment des cours de braille, et a développé un partenariat avec l'UTC en matière de technologies tactiles. Charles LENAY, responsable du pôle de recherche informatique pour les personnes handicapées, était d'ailleurs présent.
*Pour plus de renseignements, contacter Brigitte URBAIN
au 03 44 09 15 98. Internet www.apicadev.fr
 

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