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Article paru
dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du
29 décembre 2011
Le
premier bulletin municipal de l'année vient d'être enregistré sur CD, à
l'initiative de l'Apicadev. Il s'adresse aux aveugles et malvoyants.
« C'est dans cet état d'esprit
que je vous adresse tous mes vœux de santé et de joie pour l'année 2012. Votre
maire. Bien amicalement.» Ainsi se termine la lecture de l'éditorial de
Bernard Hellal, paru dans la récente édition du Margnotin. La semaine
dernière, le maire de Margny-lès-Compiègne s'est prêté à un exercice délicat de
lecture pour l'enregistrement sur CD du bulletin municipal d'informations. Une
première.
Proposée par Hubert Ossart, le
président de l'Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev),
l'opération a pour but de rendre accessible aux déficients visuels les supports
d'information de la ville de Margny.
Dans cette perspective,
l'intégralité du Margnotin sera lue par les lecteurs, bénévoles de
l'association. Enregistré, il sera ensuite gravé sur CD. Cette version audio du
bulletin municipal sera disponible gratuitement, à partir du 15janvier, en
mairie et dans les locaux de l'Apicadev, 17, rue de la Prairie. Par la suite,
l'enregistrement sera mis en ligne sur le site internet de la ville
(www.mairie-margnylescompiegne.fr). L'initiative devrait être reconduite pour
l'ensemble des autres publications de la commune.
Article paru
dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du
23 NOVEMBRE 2011
- Un
lieu de vie et d’accueil pour les aveugles et malvoyants
L’Association picarde des aveugles et déficients visuels
vient d’ouvrir une antenne. Ecoute, aide, information et
accueil y sont proposés.
Installée à Margny les Compiègne depuis le 7 novembre,
l’Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev)
a trouvé son point d’ancrage dans l’Oise.
D’abord présente à Compiègne, dans un lieu peur approprié,
l’Apicadev a dû se mettre en quête d’un autre site. C’est le
début d’un parcours difficile pour Hubert Ossart, son
président, qui se confronte à beaucoup d’indifférence. Il
entrevoit enfin une solution auprès du maire de Margny,
Bernard Hellal.
« Grâce au maire qui immédiatement été à mon écoute, nous
avons pu trouver un deux-pièces assez spacieux pour
accueillir nos activités et nous permettre de fonctionner
dans de bonnes conditions, en toute autonomie », souligne
Hubert Ossart.
Un CD avec la description du réseau de bus
Située rue des Ecoles, l’antenne de l’Apicadev offre aux
aveugles et aux malvoyants un lieu d’accueil et de vie,
ouvert de 14 à 17 h du lundi au vendredi (le mercredi
après-midi étant réservé à une sortie en forêt). Ils peuvent
y trouver écoute, aide, information et orientation. Par
ailleurs, du matériel informatique et des outils spécifiques
adaptés au handicap des adhérents sont mis à leur
disposition.
Les activités dispensées sont variées : cours de braille et
d’informatique, jeux, ateliers de mosaïque et origami,
promenades… Une bibliothèque sonore et des films en audio
description sont aussi disponibles.
L’Action de l’Apicadev ne s’arrête pas là. Le président a
conçu des CD audio pour la description des trajets et
horaires des lignes de bus circulant sur Compiègne et sa
région.
« On pourra les trouver vers la mi-janvier auprès de l’ARC
(ndlr : Agglomération de la région de Compiègne), à la
mairie de Margny et à l’association » indique-t-il.
L’association vit grâce aux cotisations de ses adhérents et
avec des subventions et des dons. Mais pour que les «
services proposés puissent fonctionner, nous avons toujours
plus besoin de personnes motivées, dynamiques et avec du
temps libre », note Hubert Ossart.
Article paru
dans le Journal
"OISE EBDO", du
9 NOVEMBRE 2011
- « LES DEFICIENTS
VISUELS TROUVENT LEURS REPERE A MARGNY »
Après neuf ans d’existence, l’APICADEV (association picarde des aveugles et
déficients visuels) a ouvert une première antenne dans l’Oise, plus
précisément à Margny-les Compiègne, le 7 novembre. Deux jours plus tôt,
Hubert Ossart, son président, Bernard Hellal, le maire, et Rémi Lemestre,
représentant la commune de Compiègne l’ARC (agglomération de la région de
Compiègne) et aussi le Lion’s club local, procédaient à l’inauguration du
local situé rue des Ecoles.
« Depuis mon arrivée à la tête de l’APICADEV, il y a trois ans, nous avons
fait un gros travail avec entre autres la rénovation du siège à Amiens, les
actions de sensibilisation dans les écoles et auprès des associations, le
partenariat avec l’OPAC afin de mettre en place des logements adaptés aux
non voyants ou encore la mise en place d’une bibliothèque sonore. Cette
antenne à Margny les Compiègne est une nouvelle étape pour notre association
qui lui permet de se rapprocher de ses adhérents », a expliqué Hubert Ossart,
malvoyant tout comme son jeune fils Mathys
-
  
L’APICADEV TIENT A PAYER SON LOYER
« Hubert Ossart est venu vers nous. Nous avons été séduits par son
initiative, l’autonomie de l’APICADEV. Il nous a dit qu’il cherchait un
local, mais que l’association tenait absolument à s’acquitter de son loyer
», a expliqué Bernard Hellal. Et d’ajouter « c’est rare, très rare ! ».
Le local, qui appartient à la commune, fait environ 60 m2 . Constitué de
deux pièces, il offre un point d’accueil et une pièce équipée d’outils
informatiques adaptés au handicap comme une imprimante en braille ou encore
un ordinateur doté de la technologie Tactos. « Pour 2012, nous avons deux
gros projets : la lecture en audio des horaires de bus à Compiègne et celui
des trains en Picardie », a souligné Hubert Ossart. Une réunion doit
d’ailleurs avoir lieu le 14 novembre à ce sujet avec les représentants de la
SNCF qui se disent prêts à soutenir cette initiative.
L’APICADEV élargit donc sa présence sur le terrain. Elle est là pour une
écoute et une aide administrative. Mais elle est également source de repères
à différents niveaux comme avec le soutien psychologique d’un professionnel,
des cours de braille et d’informatique, ou encore des sorties allant de la
balade pédestre aux voyages ponctuels.
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Article paru
dans le Journal
"LE PARISIEN", du 27
OCTOBRE 2011
Des CD audio
pour aider les non-voyants à se déplacer
- Un habitant de
l’agglomération de Compiègne a convaincu une banque de financer son projet
de créer des CD audio qui récitent à la demande les horaires de bus et de
trains de la région.
Prendre le bus ou le train est un acte du quotidien qui pour certains peut
se transformer en véritable chemin de croix. L’Apicadev, l’Association
picarde des aveugles et déficients visuels, a décidé de venir en aide aux
personnes atteintes de cécité afin qu’elles puissent se déplacer sans peine
dans l’agglomération de Compiègne et alentour.
Pour cela, Hubert Ossart, le responsable départemental, a imaginé éditer des
CD dans lesquels une lectrice détaille, pour chaque ligne de bus, les
horaires des arrêts de Compiègne. Le prototype de la ligne 1 vient d’être
réalisé et comporte 71 pistes. « Chaque ligne aura son propre CD que l’on
pourra trouver dans les locaux de l’ARC, l’Agglomération de la région de
Compiègne, ainsi que dans les centres communaux d’action sociale (CCAS) de
chaque ville de l’agglomération. Les sept CD seront disponibles début
janvier 2012 et seront gratuits pour les personnes handicapées et les
personnes âgées dont la vue est déficiente. » Le même principe sera appliqué aux trajets en train. L’Apicadev a conclu un
partenariat avec la SNCF afin que des CD indiquant les horaires des trains
puissent être enregistrés et distribués dans les grandes gares de Picardie.
« Ils pourront également être envoyés par courrier au domicile des personnes
qui le souhaitent pour éviter un déplacement supplémentaire. Une phase de
test débutera réellement en janvier sur la ligne SNCF Compiègne-Amiens. Une
cinquantaine de CD seront alors disponibles dans ces gares, mais également à
Montdidier, dans la Somme », explique Hubert Ossart. Cela sera ensuite
étendu à d’autres lignes. Les trains desservant Saint-Quentin, Paris ou
Lille seront aussi concernés. « Se déplacer est un vrai problème quand on est atteint d’un handicap visuel
ou autre, et beaucoup se renferment sur eux-mêmes. Sortir peut être très
angoissant. En règle générale, quand un aveugle ou un malvoyant va à un
arrêt de bus ou de train, il attend, parfois longtemps, car il ne peut
prendre connaissance des horaires. Même s’ils sont affichés, il n’y a pas
toujours quelqu’un pour nous renseigner. Ces CD pourront permettre de
préparer tranquillement son trajet. Non seulement on est informé mais, en
plus, c’est très rassurant. » Ainsi ce dispositif simple, imaginé par l’Apicadev
et financé en grande partie par le Crédit mutuel, permettra de compléter les
systèmes vocaux déjà mis en place dans les bus de l’agglomération
compiégnoise et dans certains trains.
-

-
- MARGNY-LÈS-COMPIÈGNE, RUE DE LA PRAIRIE, mardi. Hubert Ossart,
responsable de l’Association picarde des aveugles et déficients visuels
dans l’Oise, va proposer en 2012 des CD audio d’horaires de bus et de
trains pour permettre aux non-voyants notamment de se déplacer plus
facilement, dans un premier temps dans l’agglomération compiégnoise
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- Une résidence
mixte, une bibliothèque sonore et des ateliers adaptés aux aveugles
L’Apicadev, l’Association picarde des aveugles et déficients visuels, vient
de déménager de Compiègne à Margny-lès-Compiègne où elle dispose de locaux
exclusifs et plus spacieux. « Nous avions besoin de place car nous recevons
souvent des personnes avec leur chien d’aveugle ou équipées de canne blanche
», explique Hubert Ossart.
Ce nouveau local sera inauguré dans une semaine, le samedi 5 novembre à 15
heures. En plus d’être à l’initiative de nombreux projets comme une
résidence mixte adaptée aux personnes aveugles, l’association dispose d’une
bibliothèque sonore avec possibilité d’enregistrer à la demande des livres,
des catalogues, ou encore des répertoires. Elle propose également des
ateliers mosaïque, origami, des initiations au braille, à l’informatique
adaptée, des aides pour régler des problèmes administratifs ou encore un
soutien psychologique.
APICADEV, rue de la Prairie (derrière la police municipale) à
Margny-lès-Compiègne, au 03.44.90.11.23 ou par mail à apicadev60@orange.fr.
Article paru
dans le Journal
"L'UNION
Champagne Ardenne", du 25 mai 2011
- Frédéric Lambert ne
voit quasiment pas et "mène une vie normale"
- Son poste de travail
est adapté à son handicap.
-
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LAON
(Aisne) Etre aveugle, ou presque, et mener une vie normale : c'est possible
assure Frédéric Lambert qui milite au sein d'une association pour aveugles
et déficients visuels.
- QUARANTE ans que Frédéric
Lambert n'y voit plus. Cela ne l'empêche pas de vivre et de travailler,
comme tout le monde. Peut-être même lui avez-vous déjà parlé, sans vous
rendre compte de quoi que ce soit. Il travaille depuis 1980 à l'accueil
d'une administration. Seul détail qui aurait pu vous mettre la puce à
l'oreille : les phrases affichées sur son écran d'ordinateur sont
démesurément grandes, c'est tout.
« Je ne parle pas de handicap car je trouve que ce terme met tout de suite
une barrière. Je serais presque tenté de dire que cette déficience visuelle
est un avantage. J'aborde les gens de manière très naturelle car il me faut
un moment pour savoir à qui je m'adresse. Je me souviens d'avoir eu le
préfet devant moi et lui dire simplement « bonjour monsieur », sans plus de
cérémonie et je n'ai su qu'après de qui il s'agissait. Pareil cette fois où
je me suis assis à la première table libre à la cantine. Face à moi, il y
avait notre grand chef », raconte, sourire aux lèvres, Frédéric Lambert qui
n'est pas totalement aveugle même si sa vision est très limitée. « Je vois
un rideau flou de petits points brillants. Un jour, un médecin m'a dit que
je voyais sans décodeur : c'est assez bien résumé ! ».
Apprendre le braille à l'école
Celui qui vient de fêter ses cinquante ans n'a pas toujours été déficient
visuel. À l'âge de quatre mois, il a eu une méningite. On lui a posé une
valve pour évacuer le trop-plein de liquide céphalorachidien. Quand il a eu
dix ans, on la lui a enlevée, pensant qu'il n'en avait plus besoin. Le
liquide a alors fait pression sur le nerf optique et l'a gravement
endommagé, au point qu'il est resté aveugle pendant un an, avant une légère
rémission.
« J'ai oublié ce que c'était de voir, j'ai dû m'adapter et par exemple
apprendre à lire le braille. D'ailleurs, je trouve qu'on devrait y être
initié à l'école, de même qu'au langage des signes. Cela peut arriver à tout
le monde de perdre la vue du jour au lendemain et avoir quelques notions de
braille, ça aide, plutôt que de repartir à zéro, c'est un traumatisme en
moins », explique Frédéric Lambert qui vient d'être nommé correspondant
axonais de l'Association picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev).
Cours de locomotion
Les bénévoles de l'Apicadev apportent leur aide aux personnes aveugles et
malvoyantes, en organisant des sorties ou proposant des cours de braille
mais aussi de locomotion, pour leur apprendre à se déplacer en ville. « On
échange aussi nos astuces pour nous faciliter la vie, pour faire les courses
notamment. Il est important de savoir que l'on n'est pas seul dans cette
situation », insiste Frédéric Lambert qui dit à qui veut l'entendre qu'il
mène une vie normale, a déjà fait de l'ULM, du char à voile, et fait
travailler son imagination quand il va au cinéma ou visite Laon qu'il voit
comme une ville « petite mais jolie et fleurie ».
Pour contacter Frédéric Lambert, tel. 03.23.23.29.53.
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Article paru
dans le Journal
"LE
PARISIEN", du 26 AVRIL 2011
Une
formation pour mieux comprendre les aveugles
Comme le système d'informations
sonores et visuelles fonctionne de façon irrégulière dans les bus du
Compiégnois, Hubert Ossart, le président de l'APICADEV (association picarde
des aveugles et déficients visuels) a proposé à la société Acary une
formation pour mieux comprendre ce handicap. Ainsi, la moitié des chauffeurs
de bus ont pu appréhender ce qu'était le quotidien d'une personne
non-voyante. «On ne donne pas une leçon de morale, mais on explique comment
se comporter avec une personne handicapée», précise Hubert Ossart, lui même
malvoyant. « J'encourage les chauffeur a prendre les devants et demander à
l'aveugle qui monte dans son bus s'il a besoin d'aide, s'il sait où aller.
Quand on est en situation de handicap, on ne va pas spontanément vers les
autres.» Compiègne est, en effet, une ville où se situent deux associations
d'aide aux aveugles et malvoyants. Ils sont donc nombreux à y vivre et a s'y
déplacer. «On commence à les connaître», explique un chauffeur. «Quand on
les voient, on leur parle, mais cette formation nous amène un plus.
Maintenant, on sait comment ils vivent et ce dont ils ont besoin."
Article paru
dans le Journal
"LE
COURRIER PICARD", du 26 MARS 2011
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ENVIRONNEMENT Voir le Marquenterre
avec les mains
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Le
Parc du Marquenterre va s'équiper d'une maquette de son site d'ici le
mois de juin. À l'échelle 1/500e, cet outil pédagogique permettra aux
non-voyants d'apprécier le site.
- Une idée plutôt originale et
prometteuse... D'ici le pic de la saison touristique estivale, le Parc du
Marquenterre sera doté d'une maquette de son site naturel à l'échelle
1/500e.
- Pourquoi une telle démarche?
Il faut dire qu'il est assez difficile de se situer dans les 200 hectares
que compte le parc. Mais aussi de localiser le site dans la baie de Somme
qui, elle, couvre une superficie de 7000 hectares... Aussi, deux maquettes
distinctes, une de la baie et une seconde du Parc seront présentées en juin,
à tous les publics.
-
- Le
parc ornithologique du
Marquenterre, à Saint-Quentin-en-Tourmont (Somme), sera bientôt équipé de
deux cartes en relief et en braille, afin de rendre la visite du site plus
accessible encore aux déficients visuels.
- Les deux maquettes, l'une du
parc, l'autre de la baie, ont été testées samedi par Brigitte Urbain-Ossart,
une non-voyante. L'enjeu était de mesurer l'efficacité de ces cartes, sur
lesquelles les matériaux multiples doivent permettre aux visiteurs en
situation de handicap de repérer l'eau, le sable, les zones boisées, etc.
- À terme, les maquettes
seront à disposition des visiteurs, et aussi des guides, afin que ces
derniers disposent d'outils adaptés à ce public spécifique. Pour mener à
bien le projet, l'équipe du parc s'est notamment appuyée sur l'Association
picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev). Les cartes devraient
être disponibles au mois de juin.
-
- En relief et en
braille
-
- Des dispositifs qui se
révèlent aussi pratiques, surtout pour les non-voyants. Ces supports étant
prévus en relief et avec des inscriptions en braille. «C'est en quelque
sorte l'aboutissement de 20années de réflexion avec la prise de conscience
du handicap », confie Philippe Caruette, ornithologue au Parc du
Marquenterre.
- Ainsi, samedi après-midi, la
seconde ébauche de cet ouvrage était présentée par Sébastien Desanlis, le
directeur, et Nathanaël Herrmann, guide, afin de finaliser et de valider la
version définitive. Pour cela, ils avaient fait appel à l'Association
picarde des aveugles et déficients visuels (Apicadev) d'Amiens et à Brigitte
Urbain-Ossart, non-voyante.
- En effet, une première
maquette présentera la baie et ses différents terrains (cordon dunaire,
estran, prairies, forêts diverses, etc) et la situation du parc.
- La seconde sera dédiée au
Marquenterre proprement dit, avec ses différents reliefs, du niveau d'eau,
aux postes d'observation, en passant par les sentiers. Et comme il est très
difficile de donner du relief, il était nécessaire pour les responsables du
site de travailler sur le côté tactile de ces supports mais aussi sur la
texture des composants.
- Aussi, Brigitte Urbain-Ossart
avait pour mission de reconnaître dessus, et du bout des doigts, les mares,
les buissons, le sable, les postes d'observation... afin de se repérer et de
vivre pleinement sa visite. Les inscriptions en braille étaient également
soumises à son appréciation.
Cet outil sera exposé et mis à la disposition
des visiteurs. Il pourra également être utilisé par les guides lors de visites.
Et devrait ainsi permettre à tout amoureux de la nature de se situer, avec une
vue d'ensemble sur de la baie de Somme.
Article paru
dans le Journal
"LE
COURRIER PICARD", du 26 MARS 2011
-
PÉRONNE À l'aveugle dans l'Historial,
tous les sens sont en éveil
Alain Carlier et Gary Roy,
de l'Association picarde des déficients
visuels,
ont pu toucher des objets du musée. Ici,
un obus shrapnel et une mandoline.
-
Inoubliable
expérience que celle qui consiste à arpenter le musée les yeux bandés.
Privé de la vue, on ressent les choses encore plus fort.
- Aveugle, le temps d'une
visite. Ce n'est pas un jeu, c'est une expérience que vous n'êtes pas près
d'oublier. Un bandeau sur les yeux, une canne blanche à la main, confiez vos
pas à un quasi inconnu, qui n'a jamais aussi bien porté le nom de guide.
Aujourd'hui, l'Historial de Péronne propose d'arpenter les salles d'une
façon originale. Sans rien voir.
- Un peu d'appréhension ?
C'est normal. Tous vos repères changent et votre main qui agrippe l'épaule
rassurante a bien du mal à plonger dans le vide pour tâter les piliers, les
vitrines, les cartes, les maquettes en relief et les objets. Casques
anglais, allemand ou français, on sent du bout des doigts les différences de
conception, de poids, de maniabilité. Sols en bois ou en dalles, pénombre ou
puits de lumière, vous «montez » vers la guerre ou « descendez
» au cœur du conflit, en passant par une foule de sensations : oppression,
soulagement, froid, chaleur...
- Privé de la vue, votre corps
tente de décrypter ce qui vous entoure et s'en remet à ses mains. On finit
par lâcher l'épaule protectrice et on s'attarde longuement sur les aspérités
de la reproduction des tranchées. La casemate, les caillebotis, la terre
défoncée. On n'a plus l'idée de l'échelle, mais on est happé...
- Une grosse demi-heure s'est
écoulée comme un battement de cil. Petit moment de vertige quand la lumière
vous éblouit. Plusieurs minutes - au moins - sont nécessaires pour retrouver
ses réflexes de voyant.
- Ce circuit, des
représentants de l'Association picarde des déficients visuels sont venus le
tester hier. Gary Roy et Alain Carlier, malvoyants, ont apprécié la visite
en particulier et la démarche du Musée de la Grande Guerre en général.
«Notre but est de rendre la culture et les loisirs accessibles à tous »,
soulignent-ils, promettant même d'offrir une vraie canne d'aveugle à
l'Historial (elle comporte une roulette à son extrémité). Gary Roy, qui a
prêté son épaule à la journaliste, se réjouit : «Quand vous entrez dans
notre peau, vous comprenez mieux ce que nous vivons. Et à quel point ces
sorties nous font du bien. »
- De leur côté, Christine
Michalski, guide interprète, et Yves Bonel, guide accompagnateur, sont
heureux, émus même, de conduire ces visites hors du commun. Ils ont conçu ce
parcours et adaptent leurs commentaires à leur auditoire, soucieux de ne
former que des petits groupes, afin de répondre au mieux aux questions. Un
document en braille est disponible en deux exemplaires, rédigé avec une
spécialiste, Florence Gonçalves. Il permet de présenter le musée, des cartes
en relief et certains objets ou véhicules. Les deux professionnels
aimeraient aussi apprendre la langue des signes. L'Historial poursuit, en
tout cas, ses efforts en matière d'accueil des touristes handicapés.
-
Article paru
dans le Journal
"LE
PARISIEN", du 8 février 2011
UN
PROJET DE LOGEMENTS ADAPTES AUX AVEUGLES
-
Un logement adapté dans une résidence où personnes valides et handicapées se
côtoieraient, c’est le rêve d’Hubert OSSART.
-
Et il est tenace. Le président de l’APICADEV, Association Picarde des
Aveugles et Déficients Visuels, veut que son rêve devienne réalité. Il
souhaite que les malvoyants et les aveugles aient une réelle place dans la
société.
-
Une table ronde vient d’être organisée à la permanence de l’association à
Margny les Compiègne. Des représentants de l’OPAC ont lancé la réflexion,
côté bailleur social, sur un projet qui pourrait voir le jour à Compiègne,
dans le futur quartier du camp des Sablons (l’ancien site militaire du 25e
RGA).
-
Rien n’est encore fait, certes. Il faut d’abord poser les bases, rédiger un
cahier des charges, signer une convention. La résidence s’intégrerait dans
le dispositif de l’Annu, l’Agence nationale de rénovation urbaine qui permet
de détruire d’anciens logements sociaux pour en rebâtir de neufs, aux normes
très strictes.
-
« Nous pourrions concevoir que les personnes recommandées par l’APICADEV
puissent habiter six logements, au départ, sur les vingt-cinq de l’immeuble.
Le bâtiment serait labellisé Habitat senior service. Les aménagements
imposés par ce label permettent de préserver l’autonomie des personnes à
mobilité réduite. Il serait donc possible d’incorporer des spécificités pour
les déficients visuels », indique Jean DIAZ ARBELAEZ, directeur du
développement social de l’OPAC.
-
Il reste que l’APICADEV doit de son côté s’engager à trouver des volontaires
sérieux pour tenter l’expérience, qui répondent au critère de revenus du
bailleur social. « Nous avons déjà des contacts et en cherchons
encore »reprend Hubert OSSART qui fourmille d’idées, à l’image de sa
collaboratrice Brigitte URBAIN, déléguée départementale. « Un appartement de
ce type doit être très éclairé, jouer avec des contrastes de couleurs, des
repères tactiles des sols sans obstacles… ».
-
Rémi LEMAISTRE, conseilleur municipal aux personnes handicapées, est sûr que
cette résidence répondra à un besoin. « J’en suis persuadé. Les handicapés
ont du mal à se loger. Il faudrait même étendre ces logements à d’autres
types de handicaps. Nous attendons avec impatience le bouclage du projet.
Aujourd’hui, des aides peuvent être attribuées pour équiper les
appartements, mais les parties communes ne sont jamais adaptées. Là, ce sera
le cas ».
-
En mars, le groupe d’études se donnera rendez-vous dans un appartement
adapté aux personnes handicapées de Beauvais pour juger sur place des
aménagements à réaliser pour le projet de Compiègne.
Article paru
dans le Journal
"LE
COURRIER PICARD", du 6 février 2011
- Solidarité avec les
malvoyants
-
-

-
- Hier au club house du golf
de Compiègne le Lions Club de Compiègne Royal-Lieu a remis du
matériel destiné à deux associations de malvoyants.
-
- Un ordinateur accompagné
d'un logiciel de synthèse vocale a été offert à l'association APICADEV,
présidée par Hubert OSSART,
- et trois loupes
électroniques ont été remises à l'association DMLA présidée par
Janine DALGREN. "Ces matériels représentent une valeur globale de 4000€
et ils contribueront à faciliter la vie au quotidien des malvoyants",
explique Frédéric TILLY, le président du Lions Club Royal-Lieu "Nous
avons utilisé le bénéfice de nos deux opérations du printemps 2010, à savoir
le loto et la buvette du concours hippique"
-
- En 2009 et 2010 le Lions
Club a versé 17000€ au centre d'accueil de jour Halte-Répit, qui reçoit des
malades d'Alzheimer.
Article paru
dans le Journal
"LE
COURRIER PICARD", du 16 NOVEMBRE 2010
L'association Valentin Haüy (AVH) et
l'association pour les déficients visuels (APICADEV) dont les objectifs et les
adhérents sont les mêmes, ont choisi de travailler désormais main dans la main
et de mener des actions communes pour venir en aide aux déficients visuels.
"le fait d'être ensemble lors des réunions organisés autour des thèmes du
handicap, de la mobilité et de l'accessibilité nous permettra d'être plus
crédibles et d'avoir plus de poids face aux institutions" justifie Stanislas
Sumny, président de l'AVH.
Si les deux structures entendent bien garder chacune leur identité et leurs
activités, elles vont s'atteler à organiser des choses en commun, et à
mutualiser leurs moyens. "L'AVH possède un local spacieux et beaucoup de
matériel, autant que tout le monde y est accès", poursuit Stan Sumny.
Hubert Ossart, président de l'APICADEV, a déjà symboliquement pris une adhésion
à l'AVH. "l'important pour nous est d'apporter une aide concrète aux personnes
ayant un handicap visuel et pour ce faire, on n'est jamais trop nombreux. On
sera plus utiles ensemble"
Et pour mieux concrétiser ce partenariat, l'APICADEV invite ses adhérents ainsi
que ceux de l'AVH à participer à un voyage en Bretagne, à Trégunc-Finistére, du
24 Avril au 1er Mai 2011.
Renseignements et inscriptions auprès de l'APICADEV : 2, rue Florimond Leroux à
Amiens, tél: 03.22.92.52.31.
Ou AVH : 354, Bld Beauvillé à Amiens, tél: 03.22.92.25.29.
Article paru
dans le Journal
"Compiegne
notre ville", du mois de novembre 2010
- L’APICADEV recherche des bénévoles
- L’APICADEV, association qui a pour objetl’aide et
l’entraide aux personnes aveugles et aux personnes
malvoyantes, crée sa bibliothèque sonore et recherche
des lecteurs ou lectrices pour cet atelier.
- L’association propose également une écoute et
une aide administrative, des cours de braille et
d’informatique, la transcription de textes en
braille, le prêt de matériels adaptés, une aide
scolaire pour les enfants ayant
des
problèmes visuels ainsi que des sorties, pédestres
et un voyage annuel.
- Pour que tous les services proposés à
ses adhérents puissent fonctionner,
l’association a besoin de personnes qui ont
un peu de temps libre. Aussi n’hésitez pas à
contacter l’association au 03 22 92 52 31
- ou par mail
:président-apicadev@orange.fr
- L’association tient des permanences tous
- les jeudis de 9h à 12h au local du Puy
- d’Orléans, 1 rue du Général Weygand à
- Compiègne. ■
Article paru
dans le Journal
"LE
COURRIER PICARD", du 28 SEPTEMBRE 2010
-
AMIENS L'APICADEV met tout
en œuvre pour faciliter
- la
vie des aveugles et malvoyants
- Le site
www.apicadev.fr réunit toutes les informations utiles de
l'association.
- «
Écouter, aider, informer, et orienter ». Hubert
Ossart résume en quatre mots les intentions de
l'association dont il a repris les rênes depuis un an.
L'Association picarde des aveugles et déficients visuels
(Apicadev) a rénové ses locaux amiénois, construit une
antenne à Compiègne (Oise) et, désormais, compte bien
faire connaître au plus grand nombre ses activités.
- Et elles
sont nombreuses. « Nous avons mis en place un cyber
espace destiné aux adhérents », détaille Hubert
Ossart. Les 72 adhérents de l'association peuvent ainsi
bénéficier d'un ordinateur muni d'un système de synthèse
vocale. C'est une voix synthétique qui sort des
enceintes de l'ordinateur et dit haut et fort toutes les
manipulations effectuées sur l'engin.
- Par
exemple, tapez sur une touche du clavier et aussitôt la
voix retentira : « B-O-N-J-O-U-R », s'amuse à écrire le
président de l'association afin de démontrer
l'efficacité du système. « Une fois le texte terminé,
l'ordinateur peut également relire l'ensemble de la page
», explique-t-il. Un matériel qui coûte près de 1 500 €
dans le commerce.
- De
l'aide scolaire pour les enfants
- Mais ce
n'est pas tout. Le cyber espace de l'Apicadev est muni
d'une imprimante qui écrit en braille, le système
d'écriture tactile mis au point il y a plus de 150 ans.
« Il y a de moins en moins de non voyants qui savent
lire le braille », indique Hubert Ossart. Pour les
jeunes générations, ce sont les supports CD ou DVD qui
sont les plus prisés.
- Il est
en effet bien plus facile de « lire » un livre en
l'écoutant plutôt que de devoir le déchiffrer à partir
de l'écriture braille. Seuls 10 % des aveugles
utiliseraient encore ce système.
- Afin de
trouver les financements nécessaires à son existence,
l'association propose néanmoins aux restaurants qui le
désirent de créer des cartes en braille. Et pour
seulement 10 €. Une petite manne financière qui s'ajoute
à celles récoltées lors de brocantes et des marchés de
Noël et qui s'avère nécessaire face « à la baisse
constante des subventions ».
- L'Apicadev
propose en outre une aide scolaire pour les enfants
ayant des problèmes visuels, des prêts de matériels
ainsi que du soutien psychologique.
- FABIEN
DORÉMUS
-
Association picarde des
aveugles et déficients visuels (Apicadev). Adresse : 2,
rue Florimont-Leroux 80 000 Amiens. Tél. : 03 22 92 52
31. Site internet :
www.apicadev.fr
Article paru
dans le Journal
"LE
PARISIEN", du 22 juillet 2010
- UN PROJET DE
RESIDENCE POUR LES DEFICIENTS VISUELS
- Une
résidence mixte avec une moitié de personnes voyantes
-
- L’APICADEV,
Association picarde des aveugles et déficients visuels,
fraîchement installée à Compiègne, cumule les projets. Après
des partenariats avec l’université de technologie de la
ville, la réalisation de menus en braille pour les
restaurants, une nouvelle idée vient de germer. « Nous
souhaiterions faire réaliser une résidence pour les
personnes malvoyantes et aveugles ici à Compiègne. Une
résidence a déjà été construite à Salouël, dans la Somme, en
2002. Elle serait un modèle pour nous », confie Hubert
Ossart le président de l’association.
- Les contacts
ont déjà été pris avec l’Opac et l’office HLM est sensible
au problème. « Mais avant, nous devons mener notre enquête
pour savoir qui serait intéressé pour habiter dans cette
résidence. Elle sera ouverte à tous, cela va de soi. Pas
uniquement aux membres de notre association », précise
Brigitte Urbain, responsable pour le secteur de l’Oise.
- La résidence
les Aubrétias à Salouël est mixte. L’APICADEV ne veut pas
ghettoïser les déficients visuels. Sur les trente deux
appartements, quinze sont occupées par des malvoyants et des
aveugles. Privés de la vue, ils sont par la même privés de
leur indépendance. « Beaucoup vivent avec leurs parents,
alors qu’ils sont adultes, ou avec un conjoint qui n’a pas
ce handicap. Cette résidence est une alternative au foyer et
à la dépendance familiale. Tout sera adapté », assure Hubert
Ossart. Les parties communes seront accessibles et jalonnées
de bornes podotactiles, de rampes, d’interrupteurs à
détecteur de présence pour éviter que la lumière ne reste
allumée ou encore d’ascenseurs parlants. « Pour les
malvoyants, il est important de faire rentrer la lumière »,
reprend le président. « Il est important qu’il y ait de
grandes portes-fenêtres dans les appartements et surtout
aucun obstacle, pas de marche. Les abords de la résidence
feront eux aussi l’objet de cette réflexion avec des
trottoirs plats ». Mais pour que ce rêve devienne réalité,
l’APICADEV doit ficeler son dossier, trouver des personnes
intéressées et des mécènes.
- « Cela a été
possible dans la Somme, pourquoi pas à Compiègne ? Nous
sommes persuadés que ce projet verra le jour, d’autant que
la mairie fait déjà beaucoup pour les personnes handicapées,
elle a équipé ses bus d’annonces par exemple. De plus, des
quartiers sortiront de terre, nous pourrions avoir notre
place ».
- Si vous êtes
intéressé par cette résidence,
- veuillez
prendre contact au 03 44 09 15 98
- ou par
mail :
president-apicadev@orange.fr
Article paru
dans le Journal
"LE COURRIER
PICARD de la somme", du 28 mAI 2010
-
-
Pour aller boire un verre Quai Bélu « c’est comme
Paris-Roubaix »
-
-
« L’objectif est qu’en 2015, l’ensemble des bâtiments soit
accessible aux personnes handicapées. Il y a encore beaucoup
de travail dans ce domaine. »
-
Présent,
hier place René Goblet, à l’occasion de cette Journée
territoriale de l’accessibilité, Franck-Philippe Georgin est
bien conscient du chemin qu’il reste à parcourir.
-
D’ailleurs,
sur le lieu de rendez-vous, en plein cœur de la ville, il
cite en exemple l’absence de toilettes accessibles. « Les
plus proches se trouvent au Mac Donald’s. Sinon, les bars du
secteur ne sont pas accessibles.»
-
Une femme
en fauteuil roulant le rejoint : « Et pour venir se garer
ici, c’est infernal. Pour quelqu’un à mobilité réduite qui
conduit, les places de stationnement sont trop réduites et
il ne peut pas sortir aisément du véhicule. »
-
Une autre
dame, membre de l’Association des Paralysés de France
regrette que certains commerces disposent encore de marches
hautes de 35 cm. « Quand on voit ça, on bouillonne ».
Elle ne manque pas d’humour quand elle évoque les rues
pavées. « Dans le nord de la France, il y a des pavés un
peu partout. Si je veux boire un verre au quai Bélu, j’ai
l’impression de faire le Paris-Roubaix. »
-
Deux
associations de non voyants et malvoyants (l’APICADEV et
Valentin-Haüy) étaient également représentées. « Pour
nous, c’est compliqué dans toutes les villes, même s’il y a
eu des progrès », estime Hubert Ossart, président de l’APICADEV.
Amiens ne fait pas exception. Il montre un monument place
René-Goblet avec des escaliers sans aucune rambarde, des
piquets au beau milieu de la voie piétonne. Il a également
adressé, voilà quinze jours, un courrier au maire Gilles
Demailly pour lui demander de remédier aux nombreux
obstacles et les rigoles place Gambetta. « Même pour
quelqu’un qui voit correctement, c’est dangereux »,
poursuit-il. Précisant enfin que cette journée de
l’accessibilité est une bonne initiative, « mais c’est
surtout tous les jours qu’il faut agir ».
Article paru
dans le Journal
"LE
PARISIEN", du 22 mAI 2010
-
-
L’ORDINATEUR ADAPTE AUX AVEUGLES SE CONCRETISE
-
-
« C’est dingue !
J’arrive à imaginer une forme sur l’écran de l’ordinateur ! ».
Linda est aveugle et a expérimenté hier un tout nouvel outil
informatique développé et conçu par des chercheurs de l’UTC,
université de technologie de Compiègne. Charles LENAY,
enseignant-chercheur, développe avec son équipe d’ingénieurs un
procédé permettant aux aveugles de pouvoir naviguer sur leur
écran d’ordinateur par le toucher. Afin de connaître les besoins
liés au handicap, les scientifiques travaillent avec l’APICADEV
de l’Oise, association picarde des aveugles et déficients
visuels. Ensemble, ils comptent bien développer ce programme
innovant. Ce système se compose de trois éléments : un
ordinateur équipé du logiciel Tactos, une tablette graphique
avec un stylet et une souris avec des picots en braille qui se
soulèvent quand le curseur trouve forme sur l’écran.
-
« Sur le boîtier il
y a aussi un écran tactile. Des stimuli me guident pour
distinguer les formes. Couplé avec une synthèse vocale, c’est
pratique ». Linda, membre de l’APICADEV tâtonne encore mais a
hâte de pouvoir s’entraîner sur des applications qui pourraient
l’aider dans son quotidien et la divertir.
-
« Un industriel
s’intéresse à notre projet, souligne Charles LENAY. Si nous
concrétisons le partenariat nous pourrons développer des jeux
vidéo ou encore un tout petit ordinateur portable tactile relié
à Internet qui pourrait aider la personne malvoyante à lire un
plan de ville, une carte des bus ou du métro… Le conseil
régional finance nos recherches. Ca nous aide car nous voulons
développer un portail Internet tactile pour que tous les
aveugles puissent communiquer sans être dépendants des autres ».
L’APICADEV s’engage à tester toutes les avancées technologiques
à ses membres.

- COMPIEGNE,
CENTRE PIERRE-GUILLAUMAT – Linda est entourée de Charles
LENAY et de l’un des concepteurs d’un système informatique
qui permet aux aveugles d’explorer l’écran d’ordinateur par
le toucher.
Article paru
dans le Journal
"LE
PARISIEN", du 13 mAI 2010
-
- Des menus
adaptés en braille ou en gros caractères. L’idée lui est
venue naturellement de la gêne qu’il éprouvait à chaque fois
qu’il allait au restaurant. Hubert OSSART n’osait plus faire
répéter le serveur parce qu’il ne réussissait pas à lire
menu. Malvoyant lui-même, ce Compiégnois a récemment créé
une association avec sa compagne, devenue, elle aveugle à la
suite d’une maladie. « J’appréhendais au moment de la
commande dans les restaurants. Je peux distinguer les
caractères classiques, mais la personnalisation des menus,
souvent colorés me pose des problèmes. Impossible pour moi,
par exemple, de déchiffrer un texte orange sur fond jaune ».
Hubert OSSART a donc exploité un logiciel spécial associé à
une imprimante en braille et propose à travers l’Apicadev
(Association picarde des aveugles et déficients visuels) des
menus en braille et en gros caractères qu’il propose aux
professionnels pour 20 € les deux menus, qu’ils fassent
trois pages ou une seule.
- Les
bénéfices permettront de faire vivre l’association. « Pour
acheter des machines à lire et bien d’autres matériels pour
faciliter la vie de nos adhérents, car ces produits sont
rares et chers ». L’APICADEV ne s’arrête pas là. Elle se
lance aussi dans la transcription en braille ou en gros
caractères de plaquettes touristiques et autres dépliants.
- Adaptation à
l’accueil des handicapés
- « Pour
l’instant, nous rencontrons les restaurateurs, souvent
dubitatifs. Pourtant, notre idée ne concerne pas que les
personnes souffrant d’un handicap. Beaucoup de personnes
âgées voient mal, n’osent pas le dire, et ces menus leur
seraient utiles. Et puis, une loi va bientôt contraindre les
établissements recevant du public à s’adapter à l’accueil
des handicapés », affirme Hubert OSSART, qui sait de quoi il
parle : en plus de ses activités associatives, il est membre
de la Commission nationale tourisme et handicap, qui délivre
des labels aux hôtels et aux restaurants ou encore aux
salles de spectacle.

-
COMPIEGNE. Hubert Ossart, président d’une association d’aide
aux aveugles et malvoyants, fabrique et propose des menus en
braille et en gros caractères.
-
Renseignements : 03 44 09 15 98 ou www. apicadev.fr
Article paru
dans le Journal
"LE
COURRIER PICARD", du
11 mAI 2010
Quatre murs ont
suffi pour faire naître beaucoup d’espoir chez l’Association Picarde
des Aveugles et Déficients Visuels (APICADEV). Elle dispose
dorénavant d’un vrai local pouvant accueillir le public, 2 rue
Florimond Leroux. Cours de braille et d’informatique sont proposés
alors qu’une bibliothèque sonore est en projet, « Auparavant, nous
avions simplement un local de stockage. Maintenant, nous pouvons
offrir un lieu accueillant », se réjouit Hubert OSSART, président de
l’APICADEV, qui réunit soixante et onze adhérents.
Pourtant,
celui-ci sait aussi que la tache est dure « en matière
d’accessibilité et d’aide à la personne, nous avons beaucoup à
faire. Toutes les actions sont bonnes. « Dans cette optique le
président a décidé de tisser des liens avec l’AVH, Association
Valentin-Haüy qui œuvre également pour les déficients visuels et
aveugles. « Nous voulons que nos deux associations travaillent
ensemble », ont souligné Hubert OSSART et Stanislas SMUMNY,
président de l’AVH.
La rénovation
du nouveau local ainsi que l’achat de matériel coûtera 1500€ à l’APICADEV.
Olivier Jardé, député de la Somme, présent à cette inauguration, a
invité l’Association à lui envoyer un devis des travaux. Il s’est
engagé à couvrir 50% de la note avec sa réserve parlementaire.
Parmi les
services proposés, l’association tient des permanences les lundis et
jeudis, (aide administrative) et les mercredis (informatique), de 14
heures à 17 heures. Enfin l’APICADEV travaille à la mise de carte de
restaurant accessible aux aveugles et déficients visuels, avec des
menus écrits en plus gros caractères et en braille

Lors de
l’inauguration du nouveau local de l’APICADEV le 10 mai 2010, avec
Hubert Ossart son président et Olivier Jardé Député de la SOMME
Article paru
dans le Journal
"LE
PARISIEN", du
26 mars 2010
-
Au côté de Bonzai,
chien d’aveugle, Brigitte Urbain, responsable de l’antenne
départementale et Hubert Ossart, président régional de l’Apicadev,
veulent aider les malvoyants et les aveugles dans leur vie
quotidienne.
ILS VEULENT AIDER LES
AVEUGLES A MIEUX VIVRE
Une nouvelle association
vient de prendre ses marques à Compiègne. L’Apicadev, l’Association
picarde des aveugles et déficients visuels, a ouvert une antenne il
y a un mois. « Nous existons depuis huit ans, mais surtout dans la
Somme. Il était important pour nous de nous redéployer dans le
département de l’Oise », assure Hubert Ossart, président de l’Apicadev.
Sa compagne, Brigitte Urbain, est responsable de l’antenne
départementale. « Compiègne fait des efforts pour améliorer le
quotidien des aveugles et des malvoyants, si nous pouvons apporter
notre concours pour que ces actions se multiplient, nous sommes
partants ». Seulement, cette nouvelle venue risque de faire
concurrence au Fil d’Ariane, présent dans la cité impériale depuis
de nombreuses années. « Pas du tout, assure Hubert Ossart. Nous
proposons des activités différentes, comme des ateliers de loisirs,
créatifs, par exemple. En fait nous sommes complémentaires ».
Pour se faire une place,
l’Apicadev a décidé de participer à la vie compiégnoise. « Le but
n’est pas de rester entre nous. En plus des permanences que nous
organisons, nous avons de nombreux projets. Par exemple, nous allons
tenir un stand lors de la brocante des Capucins, en juin »., ajoute
Brigitte qui, atteinte d’une maladie héréditaire, a définitivement
perdu la vue voilà un an.
« Nous devons être
visibles. Nous sommes comme tout le monde, nous n’allons pas nous
cacher », affirme-t-elle. Alors pour faire partie de la vie de la
cité, les membres de l’association développent des partenariats,
avec la municipalité pour l’instant. « Nous sommes en train de créer
une bibliothèque sonore, elle devrait être installée à la
bibliothèque Saint Corneille.
L’Association s’implante
dans l’Oise, elle recherche des bénévoles pour ses ateliers lectures
« Dans ce domaine, il y
a surtout les grands classiques et les tarifs démarrent à une
vingtaine d’euros à l’achat. Nous voulons amener des livres pour
enfants, des livres contemporains, des romans pour se distraire. Pas
que du Balzac ou du Flaubert », nuance Hubert Ossart, qui est à la
recherche de bénévoles pour les ateliers et surtout pour la lecture.
N’importe qui peut le faire. L’association fournit le logiciel, le
micro et les CD. Il n’y a plus qu’à se lancer. L’Apicadev compte 72
adhérents dans la région et aujourd’hui seulement 14 dans l’Oise.
Des menus en braille
pour les restaurants
Comme tout le monde, un
aveugle ou un malvoyant se rend au restaurant. Mais avant de
déguster son plat, encore faut-il savoir ce que le chef propose.
Hubert Ossrot est malvoyant et a été confronté à cette situation de
multiples fois. « C’est écrit petit, il y a plein de couleurs, des
dessins. Nous ne voyons rien, mais les personnes âgées aussi ont du
mal à lire ». Le président de l’Apicadev, également membre d’une
commission qui attribue le label Tourisme Handicap, a décidé d’agir.
« Pour le prix de notre cotisation annuelle, 20 €, les restaurateurs
peuvent nous commander des menus en braille mais aussi écrit en gros
caractères. Il n’est pas nécessaire d’avoir un label précis pour
avoir ces menus. Avec ce menu adapté, nous restons indépendants, et
cela évite de faire répéter le serveur indéfiniment ».
Article paru
dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du
9 mars 2010
L’Association Picarde des Aveugles et
Déficients Visuels (APICADEV), fondée à Amiens en 2002, s’implante à
Compiègne. Sa devise « plus proches, plus humains, plus utiles », en
dit long sur sa philosophie.
« Nous souhaitons aider les mal
voyants, les représenter et les défendre, et d’une manière général
améliorer leur sort, notamment par l’utilisation des lois existantes
ou à venir » explique son président Hubert OSSART.
De nombreuses services sont ainsi
proposés aux 70 adhérents picards : gazette bimensuelle recensant
sorties, voyages, et activités, cours de braille et d’informatique,
transcription de texte en braille, bibliothèque sonore, aide
scolaire pour les enfants ayant des problèmes visuels, participation
aux commissions d’accessibilité dans les villes.
Une antenne ouvre au Centre Communal
d’Action Social (CCAS) de Margny les Compiègne avec une permanence
assurée de 14h à 17h, tous les vendredis. Des locaux devraient
également leur être attribués prochainement par la mairie de
Compiègne.
Brigitte URBAIN responsable locale, :
« j’ai de grands projets et notamment l’ouverture d’une bibliothèque
sonore dédiée aux enfants mal voyants ou pas, et ce affin de
faciliter la communication et le dialogue entre ces deux mondes.
Nous prévoyons également de contacter d’autres Associations afin de
créer des événements communs (sorties pédestres, handisport…).
L’intégration des mal voyants, enfants et adultes, est très
importantes car nous ne voulons pas être stigmatisés.»rtaines
bornes routières…
Article paru
dans le Journal
"Compiègne
notre ville", du mois de Janvier
Venir en aide
aux personnes aveugles et mal voyantes
"L'association
l'APICADEV (Association Picarde des Aveugles et Déficients
Visuels) à pour objet l'aide et l'entraide aux personnes
aveugles et mal voyantes, la représentation et la défense de
leurs intérêts moraux, matériels, et d'une manière générale,
l'amélioration de leurs sort, notamment par l'utilisation des
lois existantes ou à venir" souligne le président de
l'Association Hubert OSSART.
Ayant
actuellement son siège à Amiens, l'association devrait
s'implanter prochainement dans l'Oise et notamment à Compiègne.
N'hésitez pas
à contacter la correspondante de l'Association Brigitte URBAIN
au 03 44 09 15 98 ou par E-mail : president-apicadev@hotmail.fr,
son site internet www.apicadev.fr
Article paru
dans le Journal
"oise
ebdo", du 7 Janvier 2010
L'APICADEV
organise une Galette des Rois, le dimanche 10 janvierà 14h30 à
la Maison de l'Europe. Les Adhérents, de cette association basés
à Amiens, mais qui souhaite créer une antenne dans la Cité
Impériale, et les personnes concernées ou touchées par la
maladie sont les bienvenues.
Renseignement
au 03 44 09 15 98 ou www.apicadev.fr
Article paru
dans le Journal
"LE COURRIER PICARD", du
12 Janvier 2010
Dimanche,
l'Association Picarde des Aveugles et déficients Visuels (APICADEV)
a organisé sa première galette des rois, à la Maison de
l'Europe. La chorale des Picantins a animé cet après midi
festif.
L'Association,
comprend déjà une vingtaine d'adhérents dans l'Oise. "Nous nous
réunissons à mon domicile faute de salle. Nous n'en avons pas
encore trouvé"
L'Association
a pour but d'aider les personnes aveugles et malvoyantes. Elle
propose notamment des cours de braille, et a développé un
partenariat avec l'UTC en matière de technologies tactiles.
Charles LENAY, responsable du pôle de recherche informatique
pour les personnes handicapées, était d'ailleurs présent.
*Pour plus de
renseignements, contacter Brigitte URBAIN
au 03 44 09 15
98. Internet
www.apicadev.fr
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